Histoire

Grain d’Orient ou la concrétisation de deux rêves.

Dans les années 1980 Jean-Marie Alary fait le rêve de produire à Caudiès-de-Fenouillèdes des vins atypiques et empreints de la fraîcheur des terroirs du village. Il va ainsi planter les premières parcelles de Chardonnay du département et créer la cuvée Grain d’Orient, en son hommage.
Au fil des années, le vignoble va s’agrandir et accueillir progressivement les trois cépages rouges, pour atteindre 10 ha au milieu des années 2000. Un nouveau challenge va alors se présenter, la conversion vers l’Agriculture Biologique.

Souhaitant profiter d’une retraite bien méritée, Jean-Marie Alary transmet son ouvrage à la famille Bourg en 2014. Désireux de pratiquer une viticulture simple, biologique, respectueuse de l’Environnement et des Hommes, basée sur l’observation et la recherche de l’authenticité, Patrice et Aliette Bourg réalisent alors, eux aussi, leur rêve en reprenant ce domaine au sein d’une vallée pour laquelle ils ont eu un véritable coup de cœur.

Terroir

Souvent le Terroir est réduit au sol, mais en réalité cette notion va plus loin et englobe tous les facteurs naturels qui caractérisent un lieu.

Le domaine se trouve à l’extrémité occidentale du synclinal du Fenouillèdes. Encadrée au Nord et au Sud par les grandes falaises calcaires du Crétacé, la vallée est comblée par des marnes schisteuses albiennes. En son fond coule la Boulzanne, belle rivière qui rejoint l’Agly à Saint-Paul-de-Fenouillet.
A l’ouest la vallée est fermée transversalement par les gorges de l’Aude qui font barrage tant aux courants atmosphériques atlantiques que méditerranéens offrant ainsi aux terres de Caudiès une pluviométrie nettement supérieure à celle constatée sur le département.

A plus de 350 m, les baies de notre vignoble d’altitude ne souffrent jamais de la sécheresse, murissent lentement et délivrent ainsi toute la richesse des cépages atypiques de la région pour l’élaboration des cuvées à la fois gourmandes et pleines de fraîcheur.

carte-domaine

Vignoble

L’encépagement a été réfléchi par nos prédécesseurs afin de respecter les différents terroirs couverts par notre domaine. Ainsi la fraîcheur de Caudiès permet l’implantation de cépages atypiques pour le Roussillon.

  • Au début des années 1980 les Pyrénées-Orientales accueillent les premiers plans de Chardonnay du département. Les côteaux Nord de Villeraze se prêtent particulièrement à ce cépage blanc, amateur de fraîcheur. Aujourd’hui le Chardonnay représente 50% de notre domaine.
  • Les collines de marnes schisteuses qui courent le long des falaises au Sud du village accueillent les Syrah. Ces sols moins arides que les Schistes bruts offrent des raisins riches en arômes fruités avec une belle matière et de la tension.
  • Les Merlots et le Cabernet Sauvignon, quant à eux, s’épanouissent dans la plaine alluviale à l’entrée du village. Ces sols limoneux chargés de cailloux de natures diverses (calcaire, galet de granit, quartz, schiste)

Notre petite exploitation à ce jour compte 4 cépages pour un total de 10ha de vigne, constituée pour moitié de blancs.

Le travail à la cave

Reflets fidèles de la vigne et du sol dont ils sont issus, les raisins issus de l’Agriculture biologiques offrent une palette aromatique fournie qu’il convient de respecter et même de mettre en valeur lors de la vinification. Les vins Bio sont des vins de caractère, à l’image de leurs terroirs.

Limiter les intrants

Pour préserver ce que nos parcelles nous ont offert, et en respect du cahier des charges des vins biologiques, les intrants sont très limités.
Tout d’abord les vendanges étant exclusivement réalisées à la main, un tri minutieux est pratiqué à la vigne afin d’apporter à la cuverie des raisins les plus sains possibles, qui ne nécessiteront que peu de protection et donc d’ajout de sulfites.
L’architecture et la construction de la cave permettent un travail en conditions fraîches tout au long de l’année ce qui nous autorise là aussi à limiter les apports en sulfites.
Aujourd’hui seulement la moitié des lots sont ensemencés afin de permettent aux levures indigènes de souligner la typicité de la matière première.

Choix des élevages

Désireux de préserver les arômes de fruits et la fraîcheur de nos vins, nous avons opté pour des cuvées majoritairement élaborées (vinification et élevage) en cuve.

Pour l’Altitude, unique cuvée travaillée en fût, nous avons opté pour des barriques de chêne français de 300 et 500 litres ce qui permet de fondre davantage les arômes boisés. Le renouvellement de la futaie se fait par 15% tous les 2 ans.

Pour les rouges, seul le « vin de presse » qui résulte de la pressée du marc de raisin en fin de fermentation, est élevé en barriques. Dans ce cas des tonneaux ayant déjà servis sur plusieurs vins (en provenance de Bourgogne) sont utilisés afin de limiter les notes boisées. L’élevage en barrique permet d’arrondir les tanins très présents dans le vin de presse.

En 2016, toujours dans le même esprit d’authenticité, les amphores en terre cuit vont faire leur entrée en cave pour l’élaboration d’une cuvée clairement « terrienne »…affaire à suivre!